Quand le Mékong nous entraîne…

Le périple commence à la frontière terrestre entre la Thaïlande et le Laos par un grand moment de racket organisé. De notre hôtel nous v voyons l’embarcadère pour les bateaux de l’autre côté du mekong. Les locaux traversent en bac. Mais depuis quelques années, les deux pays se sont entendus pour supprimer les postes frontière à ce niveau et en créer un de toutes pièces à 10km au sud. On est donc forcés de payer le transport jusque là, puis un bus pour le pont entre les deux postes puis encore un tuk tuk côté Laos pour revenir à 200m de notre point de départ. Tout ça pour un tampon sur le passeport… La mafia est telle que lorsque nous essayons de faire du stop une fois la frontière passée, les chauffeurs de tuk tuk sont venus dissuader les voitures à qui l’on s’adressait. L’embarquement sur le bateau n’est pas mieux, toutes les ficelles du tourisme pigeon sont tirées, en plus de nombreux mensonges. Bref un grand moment, bienvenue au Laos. 

Premier contact avec la mafia des transports Laotienne, pas le dernier…

L’embarcadère

Une fois ces désagréments derrière nous, le voyage en bateau est très agréable. Nous descendons le mekong à 20 à l’heure, slalomant entre les rochers qui dépassent et jouant dans les courants. Sur les rives, d’immenses formations karstiques alternent avec des pentes plus douces couvertes de forêt vierge. De temps en temps des villages font leur apparition et nous y déposons des habitants. Une heure avant la tombée de la nuit nous arrivons à Pakbeng, notre village étape pour la nuit. Après de courtes négociations, nous obtenons une chambre plus que correcte pour 6€. Le propriétaire nous demande de ne pas dire le prix aux autres clients, ceux ayant réservé via des agences ont payé jusqu’à 30€. C’est avec un dîner vue sur le mekong que nous concluons la journée. . 

Le Mekong, majestueux

« Dites moi cher voisin, vous auriez du lait à nous dépanner ? »

Rebelote le lendemain toute la journée sur le bateau où nous sympathisons avec un couple d’Australiens. À l’approche de luang prabang, la mafia des tuk tuk refait son apparition. Les touristes sont déposés à 10km de la ville alors que les laotiens continuent jusqu’au bout en bateau. Nous refusons de payer le prix demandé pour le transfert en ville et partons à pied jusqu’à la route la plus proche dans l’espoir d’arrêter un bus local. Un chauffeur finit par nous rattraper et proposer moitié prix, on accepte. On finit la journée par une visite de Luang Prabang sac sur le dos à la recherche d’une chambre. Au bout d’une heure nous voilà installés dans une demeure de type colonial typique de la ville, prêts à aller dévaliser le night market.

Des enfants vendent des colliers lors d’un arrêt, moment de flottement dans le bateau

On était pas sûrs qu’il sachent nager donc on les surveille